Ma Dauphinoise:
Fabriquée en décembre 1957, mise en circulation le 06 janvier 1958, sa première immatriculation a été 425 DM 45 (deTriguères, proche de Montargis dans le Loiret). Je l'ai acquise le 1er avril 1989 à son premier propriétaire, qui l'avait déclarée détruite le 25 août 1987 (il souhaitait à l'époque la déposer dans une casse, ce qu'il n'a pas fait, bien lui en a pris).
La voiture était complète (sauf le siège passager), piquée de corrosion, partout, mais sans profondeur, repeinte sommairement au rouleau en vert "kaki" d'une peinture bien épaisse, les 4 ailes étaient légèrement endommagées. De fait, il n'y eu pas de travaux important de carrosserie sauf à redresser les ailes, débosseler les éléments marqués de coups légers et poncer jusqu'à la tole l'ensemble de la carrosserie et des soubassements. Ces soubassements étaient recouverts de terre dû à son utilisation dans une exploitation agricole. Le moteur n'a pas été ouvert lors de la remise en état, il est probable qu'il soit strictement d'origine comme l'ensemble de ses joints. Idem pour la boite de vitesse, l'embrayage et le pont.
La remise en état, réalisée par mes soins, a cependant durée plus d'une décennie entre le premier démontage et le réglage final puisque sa sortie s'est effectuée courant juin 2000. Le temps réel passé sur le véhicule est de 450 heures soit environ 3 mois de travaux si j'y étais resté à temps complet de 8 heures par jour, 5 jours par semaine.
Ce véhicule ne circule que très peu, non par manque de robustesse ou de fiabilité, mais par manque de temps. A l'achat, le compteur kilométrique affichait 21627 kilomètres. Aujourd'hui il a ....
La largeur de chargement au plancher est de 84 centimètres (entre les passages de roues) et la hauteur du plancher au pavillon est de 98 centimètres. Le tablau de bord regroupe les fonctions essentielles sans plus. Autour du compteur kilométrique, la commande contact/démareur, l'inverseur de clignotant, la commande d'allumage des feux de stationnement et pour finir la commande d'éclairage du fourgon. Les commandes des phares et avertisseur sonore sont regroupés en un seul boitier positionné sur la colonne de direction en arrière du volant.
Les honneurs:
Cette voiture a été l'objet:
D 'un reportage dans le mensuel Gazoline daté de août/septembre 2007, article mis en page par l'excellent Gérard Cayeux (journaliste /essayeur et accessoirement Champion de France endurance VHC en 2007, ce qui donne une idée mineure de ses compétences en automobiles) et mis en image par le non moins excellent Emerick Houplain.
Puis d'un article dans le journal Auto Plus daté du 18 septembre 2007 signé par Alain Bienvenu.
D'autres photographies ont été éditées dans l'ouvrage "Renault Juvaquatre" de Jean-Patrick Baraillé et Paul Fraysse en vente depuis septembre 2008.
Et à ce jour, elle apparaît sur l'un des calendriers de La Poste, "almanach du facteur 2009".
La Dauphinoise R 2101 (généralités):
La production totale a été de 52004 exemplaires, s'étalant du 27 février 1956 au 1 mars 1960. Le moteur est un Ventoux type 670-2.La cylindrée est de 845 cm3 et la puissance de 26 chevaux à 4000 tours/minutes. La vitesse maximum est de 100 kilomètres/heure et la consommation moyenne est 7 litres aux cent (données constructeur). Le poids à vide est de 745 Kgs et la charge utile est de 300 Kgs. La puissance administative est de 5 Chevaux, le couple maxi est obtenu à 2000 tours/minute et le régime de rotation maximum du moteur est de 4300 tours/minutes.
Les utilisateurs principaux de ce type de véhicule ont été les commerçants / artisans, les exploitants agricoles, quelques grandes enseignes pour les commerciaux/livreurs ainsi que des établissements administratifs tels que les services postaux, les pompiers et les gendarmes.
Si vous souhaitez plus (beaucoup plus) d'informations sur les Juvaquatres, vous pouvez vous connecter au site très complet de Marc Sliwowski à l'adresse suivante: juvaquatre.free.fr/juvapage.htm
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